Les problèmes d’EELV (3)

UN AVENIR PAS FORCEMENT ROSE

L’année électorale qu’a passé Europe-Ecologie-Les-Verts a pointé les problèmes que rencontrera le parti dans le quinquennat qui vient de débuter.

Ainsi, la formation politique aura des problèmes de direction. Un parti a besoin de leader, ce qui n’est pas couru d’avance quand on a nommé un inconnu à la tête du parti – sans aucun motif vindicatif personnel envers Pascal Durand. Il existe quelques « figures » pour le parti: Noël Mamère, José Bové, Cécile Duflot, Eva Joly, Nicolas Hulot, Jean-Vincent Placé et Daniel Cohn-Bendit. Le premier n’a qu’une ambition modeste, le 2e s’occupe surtout des champs de maïs transgéniques, la 3e est coincée au gouvernement et ne tente que la mairie de Paris, en attendant 2017, la 4e a peu charisme, le 5e boude dans son coin, le 6e a par contre les dents qui rayent le parquet, le 7e refusant tout grand mandat politique. Contrairement au PS et à l’UMP, aucune guerre des chefs: bien au contraire, tous se débinent. Il faudrait plus de charisme, avec des éléphants qui sachent faire passer les messages avec un beau sourire, sans quoi ils risquent de ne pas tant faire entendre la voix de l’écologie.

L’autre question qui se pose à propos de l’avenir du parti est le bon équilibre entre poids politique et poids militant et citoyen. D’abord, un réel poids politique: il ne suffit pas d’occuper des sièges (à moins que ce ne soient leur seul but), encore faut-il faire entendre sa voix. Comme nous l’avons déjà dit, quand on n’a obtenu ni la présidence de la Commission pour le Développement durable de l’Assemblée Nationale, ni le ministère de l’écologie, ce n’est pas gagné d’avance. Le PS aura quand même besoin des écologistes pour les amendements à la constitution, où il faudra ratisser large (les 3/5e, que la gauche n’est pas loin d’avoir). Les écologistes maintenant au gouvernement vont devoir acquérir une certaine indépendance pour ne pas dénaturer leur lutte, et tenter de convaincre Hollande de leur donner le ministère de l’Ecologie. En même temps, le parti va devoir conserver le statut particulier qu’il entretient avec les citoyens, en s’engageant au côté des autres associations écologistes. Si EELV est la branche politique de l’écologie, ce n’est pas juste un parti de gauche, c’est LE parti représentatif de l’écologie.

Malheureusement, il y aura sûrement une autre catastrophe écologique d’ampleur mondiale, et les écologistes dans les starting-blocks pour frapper les consciences. Le but d’EELV est de faire changer les choses par la voie politique. Ne jamais séparer la forme du fond.

FIN

Scipion

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