Heureux qui comme Romney

Quand Nicolas Sarkozy perdit, il semblait lessivé, démoralisé, détruit. Quand Mitt Romney perdit, son sourire n’avait jamais été aussi grand et sans doute aussi sincère. On a assisté au petit matin à une situation surréaliste : deux adversaires qui avaient dépensé chacun 1 milliard pour dénigrer l’autre comme jamais auparavant dans l’histoire des élections américaines, se sont félicités et ont exprimé leur souhait de travailler avec l’autre. Mitt Romney, enfin libéré du besoin de plaire à son parti par des propos extrémistes, pouvait enfin commencer une vie tranquille de perdant, et espérer jouer un rôle, comme le fit Al Gore après l’an 2000. De son côté, Obama a vu la possibilité de collaborer avec un crypto-modéré, et peut-être de plaire ainsi à la Chambre des Représentants qui ne lui est pas acquise. Enfin une politique de compromis comme on aimerait en voir plus, loin des querelles partisanes et des cohabitations forcées. Espérons simplement que ces paroles ne relèvent pas que de la politesse.

Scipion

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