Les séries de l’été: French connection

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C’est la guerre des pointures au gouvernement. Entre Taubira le gant de velours et Valls la main de fer, le torchon ne brûle pas, il se désintègre. Un choix doit être fait. Choisirez-vous Manuel « La Terreur de Marseille » Valls, ou Christiane « La Terreur des prisons » Taubira?

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Manuel V.

Vous avez opté pour Manuel Valls, l’homme des 5 % au primaires socialistes qui deviendront 51 en 2017, l’homme aux cheveux drus et bruns mais qui a un bon coiffeur, contrairement à David Pujadas, l’homme qui fait fantasmer les Françaises (20 % souhaiteraient avoir « une aventure torride » avec lui et 35 % lui confier leurs enfants : si ce sont les mêmes, il y a comme un problème), l’homme pour qui Marseille est une deuxième maison. A vous de le faire triompher de ses adversaires et monter une à une les marches du pouvoir.

Si vous voulez utiliser tous les moyens légaux pour faire taire Taubira la scélérate, rendez-vous p.5. Si vous considérez que ladite scélérate a l’oreille du Chef et que vous devez donc utiliser des méthodes plus souterraines, rendez-vous p.7. Si, enfin, vous souffrez de la « Tentation de Venise »(©Juppé 1993), rendez-vous p.9.

p.5. Vous êtes un homme d’honneur et souhaitez régler cette affaire au plus vite. Après tout, les Français sont avec vous, tous les sondages le montrent. Ce n’est pas Taubira, l’oratrice exaltée citant à la pelle son René Char et son Césaire, qui va vous impressionner. Elle a les poètes, vous avez la France éternelle. Car elle a raison, Christiane T., lorsqu’elle en appelle à Char (« arrête ton »™) : «Tiens vis-à-vis des autres ce que tu t’es promis à toi seul. Là est ton contrat». Eh bien voici venue l’heure de la Promesse : vous allez demander un entretien en tête à tête.

  1. Si vous demandez une entrevue à François Hollande, rendez-vous p.15. De Chef à futur Chef, vous devriez finir par vous entendre. Votre lettre a déjà du le convaincre.
  2. Il vaut mieux aller voir Christiane, après tout vous êtes un séducteur patenté. Rendez-vous p.30.

p.7. Taubira a ses prosateurs, vous avez des réseaux et des amis. Parce qu’après tout, Aimé Césaire est mort et enterré et Jean-Michel Baylet, eh bien… Il faut s’en remettre à des amis sûrs et ourdir un bon vieux complot. Vous allez donc trouver Alain Bauer et Stéphane Fouks, vos antiques copains de Tolbiac du temps du « Hamster érudit », Rocard (et un peu du Grand Orient, mais chut). Stéphane, communicant émérite, vous suggère deux possibilités.

– Tu vois, Manuel, il y a deux solutions, à mon avis. Soit tu l’écrases avec une affaire, un truc bien moche qui écorne sa réputation de probité par exemple. Parce que Taubira, son image, c’est la lionne lettrée qui envoie paître ces bouseux de l’UMP dans l’hémicycle tout en faisant de bonnes blagues. Trop sympathique, tu vois, une femme forte mais pas (f)rigide, bref tout ce qu’il ne faut pas . Soit…

– Oui, enfin, je me vois mal lui faire une DSK…

– Non, pas la peine d’aller aussi loin. Quoique, je peux toujours en toucher un mot à Dominique… On peut chercher du côté de ses collaborateurs, il y en a bien un ou une qui nous dira qu’elle utilise le fouet contre eux et qu’elle est un peu raciste sur les bords, ce serait marrant. Ou alors, ça c’est toujours efficace, la corruption. Le favoritisme. Taubira en Guérini de Guyane.

Vous n’êtes pas tout à fait sûr. Il faudrait contacter Mediapart et cela prendrait des mois ou des années. Vous demandez quelle est la deuxième solution. Et Alain Bauer de s’emporter : « Mais enfin, Manuel, tu n’as pas deviné ? Jospin ». Là, vous tombez de votre chaise. Que vient faire le retraité de l’île de Ré dans cette affaire ? « Il veut la tuer, Manuel. L’occire nettement, lui couper son sifflet, la raccourcir, lui rabattre son caquet à jamais, lui faire manger ses châles. C’est depuis 2002. Il ne s’en est jamais remis. Il fera tout pour la détruire ».

1) Vous préférez la corruption et Mediapart, il y a sûrement une souris dans le placard, quelque chose de pourri au royaume de Kourou. Rendez-vous p.38

2) Vous avez toujours eu une tendresse particulière pour Lionel. Il sera votre meilleur allié. Rendez-vous p.42.

p.9. Ce gouvernement n’est pas fait pour vous. Vous devez prendre du champ et apparaître comme un recours en temps utile. Vous ne supportez plus les chiffes molles, la Rochelle vous a achevé. Ils ne vous comprennent pas. Vous ne voulez pas finir comme Jean-Marie Bockel en suppôt de la droite. Alors vous faites une « Juppette » (ou une « Bathite ») . Vous annoncez que vous quittez la politique pour parcourir le monde et cédez à la « tentation de Venise ». Vous l’annoncez au 20 heures de TF1 pour faire pleurer les ménagères. Vous vous faites filmer au milieu de villages roms en Bulgarie et donnez des conférences devant John Kerry à Washington pour soigner votre stature internationale (et financer les affaires courantes) et vous installez finalement à Marseille pour trouver une solution pérenne aux maux de la ville. Rendez-vous en 2016 pour les primaires socialistes et p.52 pour la suite. Parce qu’il faut bien revenir et, comme l’écrit si bien Alain J. : « On comprendra, je l’espère, pourquoi, tout compte fait, ma passion du politique est toujours plus forte que ma tentation de Venise ».

p.15. On vous fait entrer dans le bureau de François. Mais pas de chef de l’Etat à l’horizon. Vous regardez sous le bureau, derrière la porte, rien, nada. En désespoir de cause, vous ouvrez la grande armoire du fond.

Dans l’armoire, des yeux éperdus d’amour. Des cheveux. Une femme, selon toute vraisemblance, bien qu’un peu recroquevillée. « Manuel, enfin ! », s’écrie-t-elle d’une voix langoureuse. « Tu es venu ! J’ai chipé l’agenda de François. Il est encore en train de recevoir l’ambassadeur du Qatar au sujet de la Syrie ! Oh, Manuelito, nous avons le temps, enfin ! ». Le temps de quoi, cela vous échappe. Il faudra vraiment réunir vos communicants au sujet de votre sex-appeal qui apparaît désormais légèrement dangereux. Vous refermez l’armoire un peu brutalement et prenez place dans le fauteuil de Président. Vous fermez les yeux. La porte s’ouvre. François vous toise et laisse échapper un sourire narquois. Vous voilà mal embarqué. Lionel est votre seule porte de sortie. Rendez-vous p. 42.

p.30. « Qu’attendons-nous/ Qu’attendons-nous pour faire les fous/ pisser un coup/ tout à l’envi/ contre la vie/ stupide et bête/ qui nous est faite ? » s’interroge Christiane. Vous n’y entendez goutte. Encore un de ses poètes favoris, certainement. « Ce que j’essaie de vous dire, Manuel, est qu’il faut enterrer la hache de guerre. Au diable la politique politicienne ! Sur le fond, nous sommes d’accord ! Il faut concilier répression et prévention. J’ai demandé à François de fusionner le ministère de la Justice et celui de l’Intérieur. Ainsi nous pourrons travailler ensemble. Après tout, vous avez bien déclaré que j’étais pour vous une amie ! ». Vous ne savez que rétorquer, cette femme est décidément un mystère « L’acte que nous avons à accomplir est beau comme une rose dont la Tour Eiffel assiégée à l’aube voit s’épanouir enfin les pétales ».

– Mais, et l’indépendance de la justice, Christiane ?

– Nous allons faire de grandes choses ensemble, Manuel.

– Mais, François est-il d’accord ?

– Bien entendu. « Il est grand comme un besoin de changer d’air, fort comme l’accent aigu d’un appel dans la nuit longue ». Je l’ai convaincu en le menaçant de me présenter contre le candidat PS en 2017.

Toute votre stratégie présidentielle s’en voit bouleversée. Rendez-vous p.52.

p.38. Une bonne affaire croustillante, ça ne se refuse pas. Vous vous êtes laissé dire que Christiane T. avait quelques difficultés à financer son parti guyanais, Walwari, dans les années 1990. Des amis bien intentionnés contactent son ancienne assistance parlementaire et, de fil en aiguille, Mediapart s’empare de l’affaire : pensez-donc, le Garde des Sceaux accusé de détournement de fonds issus de l’orpaillage illégal ! Ce que vous n’aviez pas prévu, c’est que Christiane avait eu la même idée vous concernant. Mediapart ressort une vieille missive par vous rédigée à Nicolas S. en cas de victoire en 2012 lui enjoignant de former un gouvernement de « salut national ». On la compare même à la lettre de Christine L. qui a bien fait rire dans les chaumières. Votre carrière politique a du plomb dans l’aile. Vous envisagez de rejoindre la Catalogne et de verser dans le séparatisme.

p.42. Après une émeute meurtrière à la prison de l’île de Ré, vous-même et Christiane T. vous rendez sur place. Il pleut des cordes et le vent souffle à décorner des bœufs, l’ambiance est glaciale, surtout que Valérie T. a fait la une de Gala le matin même avec son énorme pansement sur le nez. Le garde des Sceaux sort de sa berline et se lance dans une diatribe contre la surpopulation carcérale, vantant les mérites des peines probatoires en citant à nouveau Roosevelt (vous chuchote votre attaché parlementaire) : « La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même. Nous sommes dégagés de toutes peurs ». A cet instant, vous tournez la tête et apercevez un cycliste en poncho, les yeux exorbités, qui fonce sur la ministre. La collision est frontale, le service de sécurité débordé.

Lionel n’a pas survécu à ses blessures et surtout au Taser tiré contre lui. On a le cœur fragile à cet âge. « La vie me sied mal ; la mort m’ira peut-être mieux » furent ses dernières paroles. On cherche à expliquer l’accident, nul ne parle d’un acte délibéré, sans doute pour épargner Sylviane. Quant à Christiane, elle vient de quitter l’hôpital et le gouvernement : le traumatisme crânien massif qu’elle a subi lui a fait entrevoir la lumière. Peut-être votre entretien sur son lit de souffrance l’a-t-elle quelque peu aidé à y voir plus clair. La photo vous présentant à son chevet, une rose à la main, a fait la une de toutes les gazettes. Vous voilà fin prêt à devenir premier ministre. Rendez-vous p.60 pour votre intronisation.

p.52. Le ticket Valls-Taubira fait un carton dans les médias. Certes, certains se gaussent déjà de vos divergences de vue et vous accusent d’avoir fait un « coup marketing ». Mais, comme dirait ce bon vieux Fouks, la politique sans marketing, c’est comme une fille sans shampoing. Un ticket à l’américaine, en somme, capable de rassembler à droite comme à gauche – sauf Mélenchon, mais il n’a qu’à se présenter à Caracas et Marine Le Pen chez Poutine. Vous êtes élu président de la République avec plus de 60 % des voix et Christiane devient Premier ministre. Maintenant, que la fête commence.

p.60. La cérémonie d’investiture débute. Après des serrements de pince interminables et des agapes qui auraient épuisé Chirac lui-même, vous voilà enfin tranquille dans les jardins de Matignon. Soudain, vous êtes pris de violentes crampes d’estomac. Ce doivent être les moules de ce midi, pensez-vous en vous écroulant sur le gravier. Vous suffoquez. On vous aurait empoisonné ? Dans un brouillard, il vous semble entrevoir une momie vous observer. Vous murmurez: « Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil ». Ce doit être d’Aimé Césaire.

Christiane T.

Vous avez préféré Taubira, avant garde de la Bataille du Mariage et pourfendeuse du tout-prison. A vous de la faire triompher dans ses idées et ambitions. Si vous souhaitez vous battre avec dignité pour faire triompher vos idées, direction page 4. Au contraire, si l’esprit pernicieux de Manuel vous a profondément blessée, choisissez les manières hautement agressives et illégales de la page 8 pour le faire plonger. Si vous êtes lasse des gamineries gouvernementales et autres coups bas, et que votre chère Guyane vous manque, transportez-vous page 12.

p.4) Espérons que votre naïveté soit récompensée. Si vous jouez d’égale à égal avec le locataire de Beauvau aux mythiques costumes beiges, envoyez une missive bien sentie au président, timbrée pour la page 5 (mais attention: pas de fuite, hein …).Si vous considérez que vous devez avoir tous les atouts dans votre jeu, formez une coalition à la page 6. Si vous voulez convaincre la partie adverse (et aussi un peu régler vos comptes), marchez d’un pas ferme mais sûr vers la page 7 pour lui rendre une visite inopinée (du chef).

p.5) Maintenant, François se retrouve avec deux lettres de deux ministres avec deux doctrines radicalement opposées. C’est beaucoup pour l’homme avec le plus faible pouvoir de décision de France. Il fait une surchauffe cérébrale et sombre en quelques heures dans la folie. Najat le retrouve en sous-vêtement à danser la mazurka sur son bureau. Manuel est poussé par ses proches pour éjecter François du trône. Sa brève hésitation lui est fatale:vous convainquez François – qui n’a plus toute sa tête – de signer un décret embastillant tous les Manuel de France. Vous avez gagné, mais vous n’avez rien arrangé à la surpopulation carcérale.

p.6) Vous commencez par recruter dans votre alliance gauchière tous les ministres marqués à babord, dont le Prince Montebourg, Dame Duflot, Monsieur Hamon, etc. Vous obtenez le soutien des écologistes, communistes et autres mélenchonistes, bref, tous ceux qui se grattent en entendant le mot « austérité ». Une partie du PS fait scission, comme le RUMP en des temps immémoriaux, et s’allie avec les députés plus à gauche dans le Rassemblement Pour la Gauche (aussi appelé RPG). Valls doit quitter le PS pour la Droite Forte et pour ne pas perdre sa majorité, Hollande se range du côté du RPG. La fin de l’austérité est fêtée dans toute la France. Vous allez enfin pouvoir librement faire … euh … le truc … hum … que vous vouliez faire avant.

p.7) Récapitulons: vous êtes une femme noire et vous entrez dans le Ministère de l’Intérieur. Grave erreur. Vous êtes envoyée par charter au Sénégal (c’est le pays par défaut). Dakar ne vous plait guère: la France vous manque, les conseils des ministres vous manquent, même Machine, la Ministre du Sport, vous manque. Vous tentez de rentrer en France avec une barque mais vous chavirez à l’approche de Marseille. C’est la faute de la délinquance. Vous dérivez jusqu’à Toulon. Heureusement, les douanes sont là pour s’occuper de vous.

p.8) Vous en avez par-dessus le chignon de ce péquenot d’Evry avec les dents qui rayent le parquet. Vous n’y allez pas par quatre chemins: vous devez l’évincer, que ce soit de la vie politique ou de la surface de la Terre. Si vous décidez de le faire couler pour une affaire de financement occulte, go to page 9. Si vous déviez sa voiture vers un camp de Roms, il sera accueilli page 10. Si vous êtes un peu tendue, allez chez le masseur puis passez un coup de fil au Sofitel de New York page 11.

p.9) Vous vous accordez avec les magistrats pour découvrir comme par hasard des fichiers attestant de rétro-commissions perçues dans des ventes d’armes à la Syrie pour financer la campagne présidentielle de Valls en 2016. Mais c’était oublier Médiapart qui révèle toute votre machination. Honnie, vous vous résignez à une retraite spirituelle dans les Cévennes. Là, vous rencontrez Patrick Sébastien qui prépare sa prochaine chanson paillarde. Vous réussissez à vous en sortir après 10 ans de torture, mais vous êtes recueillie par des médecins avec -20 de Q.I; et finissez lamentablement votre vie en tant que légume dans une maison de retraite de l’Isère.

p.10) Alors que Valls se rend pour la 10e fois du mois à Marseille, de multiples déviations le font arriver dans un camp de Roms. Il est très mal accueilli: le ragoût qu’on lui sert est à peine tiède. Il revient furieux place Beauvau, fait raser tous les camps de nomades, les expédie par séries de 40 Airbus et fait sortir la France de l’espace Schengen. Le pays devient Alcatraz, et vous étiez sortie deux minutes acheter du pain. Ne pouvant plus rentrer, vous finissez par vous fâcher avec le pouvoir français et partez en Guyane pour organiser des manifestations page 14.

p.11) Subtilité, votre nom n’est pas Taubira. Le Figaro publie une photo où on voit Nafissatou Diallo sortir par la porte de derrière. Entre DSK et Valls, on ne tarde pas à faire le lien. Sa femme le quitte, il perd son emploi, son logement. C’est moche. Mais vous dépassez en manipulation les niveaux de Chirac et Sarkozy réunis. Vous pouvez aisément devenir Présidente à vie. Morale: plus c’est gros, …

p.12) Après de long mois à effectuer un travail ingrat et sensible, vous décidez de reporter votre attention vers votre Guyane natale. Comment prendrez-vous soin d’elle ? Si vous allez demander à Hollande de vous accorder le poste de Ministre de l’Outre-mer, tournez-vous vers la page 13. Si vous exciter la population guyanaise contre les inégalités inacceptables de traitement avec la métropole, c’est la page 14. Si vous décidez de vous présenter aux élections locales, marchez vers la page 15.

p.13) Ministère de quoi ? de l’outre … Connait pas, Hollande. Mais comme vous avez porté à bout de bras le mariage pour tous, il vous l’accorde. Vous cherchez longtemps le ministère dans Paris. Des jours, à ramper le long des murs à la recherche d’une plaque, même en plastique. Finalement, on vous indique un local humide, qui s’avère en fait être une salle de shoot (enfin sortie en France). Affamée, assoiffée, droguée, vous débarquez devant le Ministère de l’Intérieur et demandez de l’aide. Revenez page 7.

p.14) Les manifestations guyanaises dégénèrent en émeutes et le peuple se déclare indépendant. Malgré la répression à la française, le nouveau pays hisse un nouveau drapeau à Cayenne. Vous devenez la première et la meilleure présidente de la République de Guyane (il faut dire qu’après votre départ, Depardieu rachète le territoire qui devient une région de la Depardieutie, coincée entre la France, la Belgique, et la Russie). Gloire à vous.

p.15) Avec votre parti, le Walwari, vous remportez les élections régionales (il faut dire que les 2% du PS Guyanais vous ont passablement aidé). Vous créez un paradis sur terre dans ce DROM: le taux de récidive diminue de moitié, la Guyane renoue avec le plein-emploi (grâce à un cocktail appelé le Guyabira, à base de bananes, de pousses de soja et d’eau de mer) et le Bonheur National Brut de la région passe au-dessus de celui de la Norvège. Les voleurs dialoguent avec les banquiers, les tueurs en série atteignent un niveau de probité inédit avec la probation, on est obligé de ramasser les sans-abris pour remplir les prisons qui manquent cruellement d’effectifs … Vous vous réveillez en sueur. Tout cela n’était qu’un vilain cauchemar: une collectivité française efficace, ça fait froid dans le dos quand on y pense.

Agrippine (Manuel V.) et Scipion (Christiane T.)

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