Les « assistés », manne peu exploitée

Source: perdre-la-raison.com

Certains se plaignent en justice au nom de millions d’électeurs, ici j’aimerais poser une unique question, en mon nom.

On l’a vu aux Etats-Unis il y a quelques semaines, l’appareil politique a été bloqué pendant des semaines car certains « en » avait peur. On voit le contraire en Allemagne où Angela Merkel en demandant au SPD de siéger à ses côtés « lui » a ouvert la porte. Lieux différents, contextes différents, certes.

Pourtant en France,  je me demande si lors des prochaines élections, pas les municipales, pas celles européennes, celles présidentielles, l’Assistanat ne sera pas au centre du débat politique. 

Après ce « ras le bol fiscal » que l’on nous a tant narré, comment faire plaisir aux entreprises sans toucher aux classes moyennes qui ne seront que trop attirées vers cette droite qui, elle, ne les a pas malmené. Ce serait avoir une très courte mémoire certes mais le fait reste là.  Eh bien facile, faisons naître chez eux un sentiment d’injustice, c’est tellement plus facile que de leur expliquer des raisonnements construits. «Non à l’assistanat » voilà ce qui pourrait remplacera « la France Forte ». En plus, électoralement, ce ne serait que positif : les sympathisants habituels de l’UMP n’y verront rien à redire : on va aider les entreprises, donc on va les aider eux, en tapant sur ceux qui profitant de « leur dur labeur ». Toutes ces droites qui s’entre-déchirent aujourd’hui, seraient toutes unies derrière cette injustice. « Camarades, révoltez-vous », voilà un slogan qu’ils refuseront de s’approprier, mais l’idée y est. Cela permettrait également de récupérer des électeurs bleu-marines sans adopter la politique du FN : « Vous protéger de ceux qui ‘‘ volent votre travail’’ ».

Evidemment, j’oublie ici des possibles arguments, tous ceux moraux qui seront prônés durant des mois pour justifier au nom de « l’intérêt de tous » ce programme, ceux économiques, ceux erronés, que voulez-vous, ils resteraient eux-mêmes.

Mais s’il est facile de trouver des justifications, il est beaucoup plus dur d’imaginer la réponse qu’apporteront le PS, et le Front de Gauche. S’ils disent « non », les électeurs entendront «  Nous soutenons l’assistanat », s’ils disent oui, les électeurs entendront « Nous, membres du PS, renions les valeurs de solidarité qui nous animent ». Mettre dans l’embarras le PS, voilà encore un autre argument.

Que comprendront-ils « sans avoir expérimenté, dans la souffrance, l’urgence vitale d’une morale ? » disait Michel Serres de cette génération.

Et bien, là, il serait grand temps que tous ceux qui veulent encore de ce modèle social commencent à l’expliquer.

Rosenthal

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