La vérité (bretonne) sur le programme du Front National [critique]

Afficher l'image d'origineMaël de Calan n’est pas le premier à s’être livré à l’analyse critique du programme du Front National. On peut citer très récemment Le guide anti-FN écrit par La Gauche forte (un club du PS) en 2014 ou Le Front antinational de NKM en 2011, et précédemment le Petit manuel de combat contre le FN  du collectif Ras L’front (2004), Face au Front National. Arguments pour une contre-offensive de Pierre-André Taguieff et Michèle Tribalat (1998), ainsi que le sans doute très subtil Hitler, Le Pen, Mégret : leur programme de Raymond Castells (1998). Mais le délégué national à la maîtrise des dépenses publiques des Républicains a au moins un mérite, c’est celui de ne pas coller bêtement l’étiquette « raciste-xénophobe-antirépublicain » sur le parti de Marine Le Pen et de détailler ce que le FN est a priori susceptible de mettre en place en cas de victoire en 2017. Avec le défaut majeur qu’il s’agit là d’une critique du programme de 2012 et que, s’il ne risque pas d’être radicalement changé en 2017, il sera probablement plus travaillé et actualisé. Analysons ce livre d’un roscovite pure souche (même s’il n’est installé en Bretagne que depuis 3 ans, mais bon passons).

Le livre* commence par une préface de 3 pages d’Alain Juppé assez générique, et donc oubliable, où il se permet de rappeler qu’il est candidat à la Présidence de la République et qu’il approuve le livre de Maël de Calan, qui en sera récompensé par une investiture aux législatives. Il a cette formule à propos de l’auteur : « Il appartient à cette nouvelle génération qui sera un jour aux responsabilités, et qui devra faire face à son tour aux assauts du populisme ». Maël de Calan semble en effet bien parti pour lutter davantage contre le FN qu’Alain Juppé ne l’a fait à son âge, quand on se rappelle qu’il avait soutenu l’alliance droite-FN à Dreux en 1983, qu’il avait congédié Alain Carignon du RPR pour avoir appelé à voter pour la gauche lors de l’élection cantonale de 1990 de Villeurbanne, et qu’il a émergé dans un parti qui n’avait pas grande différence avec le FN, et qui a donc contribué à le banaliser – même si Juppé a depuis radicalement changé de position sur ce point. C’est justement contre cette droite aux accents protestataires qui a fourni certaines des meilleures « brebis galeuses » des trente dernières années et donné une piètre image de la classe politique que Maël de Calan veut se faire un des porte-paroles de la droite « bretonne, qui est une droite sociale et modérée », dans une introduction assez convaincante où il explique ne pas être comptable des errements de générations précédentes qui ont manqué « tout à la fois de préparation, de persévérance et d’une véritable épaisseur idéologique ».

Le premier chapitre est consacré à une recontextualisation historique et électorale du Front National assez fine, où il expose des propositions frontistes qui pourraient faire consensus contre elles, comme l’interdiction des manifestations de soutien aux clandestins (a priori inconstitutionnelle), quand elles ne sont pas totalement délirantes (l’élaboration de « grandes productions cinématographiques illustrant l’histoire de France »). Le deuxième chapitre est consacré au programme économique du Front National, et notamment à la démonstration des contradictions émanant du côté attrape-tout du FN et de l’hétérogénéité sociale croissante de son électorat. Le problème étant que bien souvent, Maël De Calan relève des contradictions qui sont loin d’être évidentes. Prenons par exemple la contradiction répétée à l’envi sur les plateaux de télévision, selon laquelle le FN serait à la fois « pour l’augmentation des prix agricoles » et « pour une diminution des prix agricoles ». Or, nous sommes allés vérifier dans son programme, et il s’avère que dans la partie Agriculture, le FN s’affirme pour des prix agricoles planchers et stables, ainsi qu’un « partage de la valeur ajoutée plus favorable aux producteurs », et que dans la partie Pouvoir d’achat, il s’affirme pour des prix plafonds pour des produits de première nécessité (du genre de ceux qui étaient rationnés en 44) et l’interdiction des liens d’exclusivité entre centrales d’achat et enseignes de grande distribution. Il n’y a pas dans l’absolu de contradiction entre ces mesures, il « suffit » pour cela de fortement pressuriser les grossistes et les grandes surfaces.

Le principal problème avec la critique économique de De Calan, c’est qu’il est très difficile d’y souscrire quand on n’est pas soi-même acquis au libéralisme : comme il ne fait jamais l’effort de démontrer en profondeur que le vrai problème de la France, c’est les 35h, le droit du travail « rigide » et la retraite à 62 ans et qu’il ne cite jamais d’expertises économiques extérieures, c’est sa parole contre la nôtre, et quand celles-ci ne concordent pas, on a rarement tendance à changer d’avis. Certes, cela a toutes les chances de toucher les électeurs convaincus par le mantra libéral et par l’égalité FN = Montebourg = Brejnev, mais cela pourrait avoir l’effet contraire sur les électeurs de gauche, puisque le programme économique du FN est ici réduit à un programme de gauche (et même plus à gauche que Mélenchon, vous rendez vous compte !). Ce qu’il n’est d’ailleurs pas, car vouloir la retraite à 60 ans et une augmentation de 200€ du SMIC avec pour simple philosophie d’arrière-plan que les gens seront bien contents avec du comptant, ce n’est pas du gauchisme, c’est de la démagogie. Quant au reste, même en acceptant que l’Etat est tristement incompétent en matière d’économie et que les entreprises dans le rouge le sont à cause de la fiscalité et non de leurs choix stratégiques, il faut bien reconnaître que tableau calanien est exagérément sombre. Pour preuve, la ponction de 15% du bénéfice auquel Marine Le Pen souhaiterait soumettre les 50 plus grandes capitalisations boursières aurait pour simple conséquence de toutes les conduire à la faillite ou à l’exil. Mais enfin, si Maël de Calan le dit …

Maël de Calan, Enguerrand Delannoy et Matthieu Schlesinger.

Crédits : Corentin Fohlen/Divergence pour Le Monde. Le think tank La Boîte à idées.

Le troisième chapitre porte sur la sortie de la France de l’euro et de l’Union Européenne. MDC y apporte un argumentaire assez convaincant, expliquant la nécessité d’une monnaie stable, les effets hyper inflationnistes d’une monétisation de la dette nationale par la banque centrale ou les effets inflationnistes d’une dévaluation de la monnaie (puisque le nouveau franc que MLP appelle de ses vœux serait dévalué de 25% par rapport à l’euro1). Même si MDC balaie un peu vite l’argument de la lex monetae2, il réussit globalement à nous prouver que la sortie de l’euro serait très négative pour notre économie ou nos finances. Le problème est qu’en qualifiant la sortie de l’euro d’insensée, et donc presque d’impossible, l’auteur donne de l’euro et de l’Europe une image très antidémocratique (puisqu’on ne peut pas sensément choisir le Frexit). Là où des responsables comme Florian Philippot ont une vision simple et claire, établie depuis longtemps, c’est-à-dire le nationalisme/le souverainisme, MDC n’oppose aucune vision européiste positive et inspirée, ne nous expose jamais les bienfaits de l’unité européenne et de la souveraineté partagée avec l’UE. Sauf pour causer de gros sous.

Le quatrième chapitre porte sur la politique budgétaire du Front National. Maël de Calan y montre bien comme le FN utilise le budget de l’Etat dans ses promesses électorales qui n’engagent à rien : revalorisation du point d’indice des petits salaires de la fonction publique sans jamais en préciser les contours, surabondance « de pronoms indéfinis, de pétitions de principe et d’adverbes généraux » (« certains médicaments » seront remboursées, « de nombreuses lignes de train » seront maintenues, « des financements publics » seront accordés), etc. Autant l’on peut être contre la compression des dépenses publiques, autant on est rarement favorable à ce qu’un parti annonce un arrosage de pelouse électorale en n’ayant aucune idée de l’impact sur les caisses de l’Etat. Il montre également comment le FN sous-évalue ses dépenses (la caisse de compensation de la dette agricole compte par exemple pour zéro dans le chiffrage du programme), pour contre-chiffrer le déficit l’Etat à la fin du quinquennat à 9,5% (ce qui est beaucoup).

La question de l’immigration et de l’islam n’est abordée qu’au cinquième chapitre dans une quarantaine de pages, soit un sixième du livre seulement. Car si on peut estimer comme MDC que l’islam et Jeanne d’Arc ne sont que des sujets secondaires de la politique française, en faire des sujets secondaires vis-à-vis des électeurs frontistes reviendrait à tenter de convaincre les écologistes que l’écologie, ça va bien cinq minutes, mais qu’il y a plus sérieux. Maël de Calan résume bien l’obsession migratoire du FN, sa volonté de remigration et affirme que reconnaître les problèmes qui peuvent survenir de l’immigration ne signifie pas qu’il faille pour autant en faire le cœur des problèmes français. Néanmoins, il balaie bien trop rapidement un sujet qui constitue le ciment des électeurs FN. Et s’il réussit à montrer que l’objectif de l’immigration zéro est très irréaliste à moins d’y appliquer des moyens humains et matériels dignes du Mur de Berlin, il ne traite pas des questions souvent posées par les électeurs frontistes, du genre « Comment se fait-il que ma voisine de palier malienne qui laisse ses 45 enfants dealer du shit islamiste en bas de l’immeuble touche 13 SMIC d’allocations familiales chaque mois ? ». De là, toute la bonne volonté du monde à vouloir défendre une « identité collective respectueuse des identités individuelles » apparaît bien vaine quand (ou si) il s’adresse aux électeurs frontistes.

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Source : France 3 Bretagne. Maël de Calan et Alain Juppé au Marrakech du Rire 2016

On a vaguement l’impression que Maël de Calan perd pied lorsqu’il entre dans le sixième chapitre consacré à la politique étrangère du FN. Il commence par le qualifier de « parti voyou qui a ramassé le flambeau abandonné le parti communiste, qui avait lui-même consacré un demi-siècle à défendre un système concentrationnaire », avant d’enchaîner sur un raisonnement fallacieux : puisque les propos de MLP dénoncent la quasi-totalité des traités internationaux, cela aboutirait inéluctablement à une rupture avec ces traités, comme avec la Convention Européenne des Droits de l’Homme ou l’Organisation Mondiale du Commerce. MDC s’éloigne ici vraiment de ces sources, alors qu’il aurait été facile de trouver une citation de MLP souhaitant « couper le cordon » avec la CEDH3. En revanche, aucune trace de volonté de rupture avec l’OMC. A lire Maël de Calan, on pourrait également penser que Marine Le Pen offrirait dès l’abord une place à Vladimir Poutine dans le PC Jupiter ainsi que l’intégralité des plans technologiques de l’armée française. Le chapitre est heureusement rattrapé par une mise au point bienvenue sur le risque de prendre systématiquement des positions antisystèmes à l’international, quitte à soutenir des régimes peu taraudés par les droits de l’Homme ou l’exigence démocratique.

Finalement, le septième et dernier chapitre est celui où MDC est le plus persuasif, car il ne porte pas sur le programme, mais sur les vicissitudes organisationnelles et électorales du parti lepéniste. Il rappelle la manière dont le FN a réussi à caser presque tous les membres de la famille Le Pen, la manière dont il fait la différence entre les bonnes enquêtes judiciaires (qui touchent les autres) et les mauvaises (qui le concernent) ou la manière dont il dénonce les médias tout en maîtrisant parfaitement leurs codes en abusant de petites phrases buzzantes. Il rappelle également les 4 affaires qui pourraient faire condamner le FN : l’affaire Riwal, les lingots d’or de Jean-Marie Le Pen et la sous-évaluation de patrimoine commun au père et à la fille, le financement politique russe et les emplois fictifs du Parlement Européen4. Pour finir par cette pique pas piquée des hannetons : « On citera parmi beaucoup d’autres le magnifique exemple d’engagement donné par Jean-Marie et Marine au Parlement européen entre 2009 et 2014, qui figurent dans le top 5 des plus mauvais députés en raison de leur absence constante à Bruxelles comme à Strasbourg, en commission comme en séance. Ce qui ne les a évidemment pas empêchés de percevoir près de 11.000 euros chaque mois, soit un lingot d’or tous les trois mois : une unité de compte qui leur est plus familière ».

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Source : cotequimper.fr. Maël de Calan consultant un catalogue Saint-Maclou.

Que retenir de ce résumé critique ? Premièrement qu’il était peut-être biaisé dès le début, puisque cette position critique nous a obligés à penser du point du vue du Front National, ce qui n’est jamais chose agréable. Ensuite, on en ressort avec une assez bonne opinion de Maël de Calan, car avec un style certes classique, il sait faire preuve de dérision et tient compte des contre-arguments que pourraient lui retourner le Front National. En définitif, un politicien honnête mais qui ne parvient pas à s’extraire de sa grille idéologique, qui l’amène à des outrances apocalyptiques, et donc à reproduire le manichéisme de ses prédécesseurs. On a l’impression à chaque page, non pas de lire la vérité sur le programme du Front National, mais le commentaire d’un libéral pro-euro, si ce n’est d’un technocrate, refusant la hauteur d’esprit qu’on se donne généralement quand on critique le FN. L’objectif du livre est ainsi quelque peu manqué, puisque ce n’est pas le programme du Front National, mais Maël de Calan qui nous fait peur à la lecture (enfin, façon de parler, car MDC est à peu près aussi effrayant que François Bayrou habillé en Oui-Oui).

Maël de Calan se réduit à une vision comptable de la politique, coincé entre la nécessité du consensus et de l’objectivité, et le besoin de coller au plus près de son électorat. S’il a toutes les chances de satisfaire les militants LR ainsi que les entrepreneurs, ce ne sera sans doute pas le cas des « sans-grades », cible prioritaire de Marine Le Pen, en raison d’un discours extrêmement impersonnel. La situation problématique de nombreux pans de la société semble glisser sur lui : rien n’est proposé pour répondre à l’étouffement budgétaire des hôpitaux et la crise agricole semble réduite à un problème de normes et de fiscalité. Il pointe en permanence les mauvaises réponses, mais ne répond jamais aux « bonnes questions » que soulève le FN, pour reprendre l’expression de Fabius, si ce n’est par le triptyque « travailler plus, licencier plus facilement, dépenser moins » (et ce n’est pas parce qu’une position est impopulaire qu’elle en devient justifiée). La mondialisation est à prendre comme elle vient, jamais à orienter et à améliorer (ce qui n’est pas la position du FN, qui la refuse tout bonnement). Or, les électeurs FN votent de moins en moins par « rejet » (entendre « faire peur au système ») et de plus en plus pour « reprendre le contrôle » sur le cours des choses : reprendre le contrôle sur les flux migratoires, sur notre souveraineté, sur l’école qui va à vau-l’eau, etc. Dans son introduction, il fait une curieuse distinction : « Sans abandonner ce combat sur les valeurs (qui reste parfaitement légitime), c’est donc sur un autre terrain, celui des idées, qu’il faut gagner la lutte ». C’est bien cette alliance des valeurs aux idées qui manque à MDC, car sans valeurs, les idées ne sont réduites qu’à une dimension de faisabilité et non de souhaitabilité.

Le parti de De Calan est osé, car quasiment personne ne lit les programmes des candidats, pas plus les électeurs FN que LR, les programmes n’agissant donc que rarement comme repoussoirs. Or, beaucoup de responsables frontistes ne sont pas très à l’aise sur les questions programmatiques. Ainsi, Gilles Pennelle, candidat malheureux des dernières régionales de Bretagne, a publié une vidéo pour répondre au livre de MDC. Il ne passe qu’une minute et demie sur une dizaine à parler du fond, pour ne répondre aux accusations qu’au bout des lèvres, le reste étant consacré à l’insulte (MDC serait un inconnu incompétent, ovationné par les journaux de bobos mais méritant de finir dans « les poubelles de l’Histoire ») et à l’attaque contre son mentor Alain Juppé, « Hibernatus » ami des multinationales. Mais un livre doit aussi se juger aux promesses de sa quatrième de couverture. Il y est écrit « Ce livre s’adresse à tous les déçus de la politique, qui sont tentés de voter FN pour « essayer autre chose ». Mais aussi à tous les Français qui cherchent des arguments percutants et précis pour contrer les déclarations du Front National. […] C’est le rendez-vous citoyen que donne Maël de Calan ».

caricature pennelle de calan

© Loïc Schvartz pour France 3 Bretagne

La question est : est-ce que les électeurs de la droite libérale peu préoccupés par les questions d’immigration et de souveraineté nationale sont très susceptibles de basculer vers le FN ? Sans doute pas. En réalité, le livre de MDC parviendra plus à cimenter les opinions des anti-frontistes, à éviter que ne surviennent des doutes, mais pas à (re)convertir les hérétiques. Mais permettra-t-il aux convaincus de prêcher la bonne parole autour d’eux ? Sans doute pas davantage, car la forme du livre ne permet pas de détacher beaucoup d’idées réutilisables lors des déjeuners de famille polémiques, et car le lecteur ne parvient pas à débroussailler cette jungle de positions frontistes à la première lecture. De bonne volonté et de bonnes trouvailles, ce livre ne manque pas, mais il ne peut être que le début, la suite logique étant la propagation de ces trouvailles dans les médias, et surtout dans les débats entre juppéistes et frontistes. Et quand l’on voit la tournure qu’a pu prendre par exemple le débat Maël De Calan-Florian Philippot sur BFMTV, on se dit que ce n’est pas chose facile5. En attendant, nous conseillons plutôt à tous les électeurs qui ne seraient ni de droite ni libéraux de se pencher sur le livre de Pierre-Yves Bulteau écrit en 2014, En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême-droite : répondant de manière très synthétique à 73 questions sur des sujets assez consensuels parmi les contempteurs de l’extrême-droite, comme l’identité nationale, Schengen, l’Histoire de France, le lien entre immigration et chômage ou les libertés démocratiques, il offre un véritable prêt-à-argumenter contre le FN et l’extrême-droite. En somme, un peu plus près du but, mais un peu moins breton.

Scipion

* La vérité sur le programme du Front National, Maël de Calan, Plon, 2016, 10€, 251 pages

1 Les frontistes répondent à cela que l’euro a perdu 25% de sa valeur depuis 2 ans et que les prix n’ont pas explosé pour autant. MDC répond que l’euro ayant perdu 25% de la valeur depuis 2 ans, la balance commerciale de la France ne s’est pas améliorée pour autant. Nous ne savons arbitrer entre ces deux camps qui ne se répondent jamais.

2 98% des contrats de dette de l’État français étant libellés en contrat français, l’État peut théoriquement changer ces contrats en euros en francs nouveaux, puis dévaluer le franc sans avoir pour autant à payer davantage (alors que si l’État était obligé de payer sa dette en euros, il devrait payer beaucoup plus cher qu’auparavant, car l’euro serait surévalué par rapport au franc nouveau). Néanmoins, il devrait s’attendre à des procès de la part des prêteurs qui se retrouveraient lésés (puisque payés en franc dévalué). Cette situation ne s’étant jamais produite, on ne peut savoir si la France serait condamnée devant les tribunaux à payer sa dette en euros, ce dont Maël de Calan est persuadé.

3 Marine Le Pen avait affirmé cela après que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné la décision de la France de ne pas accorder la nationalité française aux enfants nés de GPA à l’étranger.

4 L’affaire Riwal ressemble à l’affaire Bygmalion, où un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, avait surfacturé des kits de campagne aux candidats frontistes, qui avaient dû emprunter à des taux prohibitifs (6,5%) au micro-parti de MLP, Jeanne. Son entreprise, Riwal, s’était enrichie et aurait pu par la suite offrir des services gratuits ou moins chers au FN, et Jeanne avait empoché par la suite 600.000 euros de bénéfice (les dépenses de campagne des candidats ayant été in fine payées par l’État). L’affaire des lingots concerne une évasion fiscale qu’aurait opéré le majordome de JMLP. Des biens communs à Jean-Marie et Marine Le Pen auraient été sous-évalués lors de leur déclaration à l’Etat. Le financement d’un parti par une nation étrangère est interdit, et le FN pourrait être condamné si on prouve que le financement du FN par des banques russes à hauteur de 9 millions avait des contreparties politiques, comme peuvent le suggérer des SMS publiés par Le Monde. Enfin, le FN est accusé d’avoir utilisé des assistants parlementaires européens pour exécuter des tâches exclusives au parti et non au Parlement européen.

5 MDC s’en était bien mieux sorti face à Gilles Pennelle sur France 3 Bretagne, mais comme Gilles Pennelle ne sait pas faire autre chose que baver, ce n’était pas très difficile.

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