La série de l’été 2017 (5) : Christine d’Arc [fiction]

Source : capture d’écran TV Libertés

Cet été, Démosthène 2012 a décidé de vous partager quelques contes, mythes et légendes à propos de nos politicien(ne)s, qui se transmettent de génération en génération dans les familles françaises (peut-être pas la vôtre, mais dans certaines familles en tout cas). Ne vous attendez donc pas à les retrouver dans les biographies officielles, qui ne disent jamais toute la vérité. Narrons à présent la légende de celle qui a officiellement quitté la vie politique sauf pour faire des petits commentaires honteux en scred, mais qui défendra toujours la famille, la vie et le droit de juger celle des autres : l’ancienne présidente du Parti Chrétien-Démocrate Christine Boutin*.

La France connaissait un sort fort malheureux quand Christine d’Arc vit le jour dans le hameau reculé de Froidcul dans la Moselle médiévale. Refusant de se conformer à la loi salicylique du royaume de France, le roi Justin du Canada avait également revendiqué la couronne de France et envoyé ses troupes par-delà l’Atlantique afin d’envahir la fille aînée de l’Église il y avait déjà cent ans de cela. Quand Christine naquit dans son Froidcul natal, le Canada avait déjà sous son emprise la moitié occidentale du royaume de France, conquise grâce à une supériorité technique évidente. Mais ce que le Canada avait gagné en progrès technologique, il l’avait perdu en décadence morale et n’était plus qu’un peuple d’invertis qui se savait démographiquement condamné à trouver au-delà de ses frontières des ressources humaines capables de stopper leur dégénérescence. Quant à la Moselle, elle n’appartenait pas à ce qui restait du royaume de France, gouverné par le dauphin Jean-Frédéric (surnommé Jean-Fred à la Cour), mais au duché de Mondialie gouverné par le terrible duc Emmanuel, qui avait apporté son concours à l’invasion canadienne et donc retourné les armes contre son suzerain, avec l’objectif avoué de diluer le royaume dans un maelstrom mondialisé où les valeurs judéo-chrétiennes de la France ne seraient plus qu’une langue morte.

Christine grandit dans la foi pieuse qui caractérisait la famille d’Arc (le nom de la famille était en réalité « Arc », mais fut anobli par la suite grâce aux saintes actions de Christine). Son père, Contrem et sa mère, Linkin P., l’emmenaient tous les jours à la messe quotidienne, tant et si bien qu’elle finit par souffrir du syndrome de l’Abbé Mouret, qui est comme le syndrome de la Tourette, sauf qu’on lâche des « Je vous salue Marie » ou des « Pater Noster » à la place de grossièretés. Quand elle fut assez grande et assez chrétienne, il lui fut permis de travailler au Crédit Agricole de Froidcul, qui avait été béni par le pape Pie VII en personne. Alors qu’elle venait de s’endormir après une journée épuisante à trier des factures et des devis pour la réparation du distributeur de crucifix de la paroisse voisine de Saint-Nicolas-du-Chardonnay, Christine entendit la voix de Sainte-Frigide lui demandant de bouter les invertis hors de France. Elle n’y repensa pas la journée qui suivit, croyant à un rêve et non à une intervention divine, car elle ne se pensait pas digne de recevoir la confiance de Dieu. Pourtant, elle entendit la nuit suivante la voix de Sainte-Béatrice, et la nuit encore après celle de l’archange Escada.

Christine demanda alors la permission à ses parents de se rendre à Belrupt-en-Verdunois où était stationnée la dernière garnison française de Mondialie, mais ces derniers refusèrent de laisser courir ce risque à leur fille unique. Mais les voix se faisaient toujours plus insistantes : « Tu dois bouter les invertis hors de France, Christine », « Restaure le dauphin Jean-Frédéric sur son trône, Christine », « Le destin de la France repose entre tes mains, Christine », « Passe-moi le beurre, Christine », « Va demander sa tondeuse au voisin, Christine », « Pas cette droite, l’autre droite, Christine », « Christine, au secours ! », etc. Christine implora alors l’aide de Sainte-Frigide et lui demanda d’accomplir un miracle pour convaincre ses parents de la laisser aller. « Ce que tu désireras, je l’accomplirai, ma bonne Christine », lui dit la sainte. La jeune fille profita alors du dîner familial pour expliquer à ses parents que Dieu lui avait donné le pouvoir d’accomplir des miracles, et exigea de pouvoir quitter Froidcul en échange d’une démonstration. Face à l’incrédulité parentale, elle changea le verre d’eau de son père en coupe de champagne Taittinger, et reçut finalement l’assentiment de ses parents qui étaient de toute façon trop pochtronnés pour avoir leur mot à dire.

Christine d’Arc se rendit donc à cheval jusqu’à Belrupt-en-Verdunois pour y rencontrer le capitaine Hervé de Mariton. Le capitaine lui accorda une séance, mais ne fut pas convaincu par la mission de Christine et en vint même à penser que le diable l’habitait. Il demanda alors aux sœurs du couvent des Caramélites de vérifier la virginité de Christine (oui, c’était une chose qu’on pouvait faire à l’époque), mais la jeune fille méritait son titre de « Christine la Pucelle », car elle se préservait pour son cousin Louis qu’on lui avait promis en mariage et qui attendait son retour à Froidcul. Le capitaine n’était pourtant toujours pas résolu à donner à Christine la lettre d’intronisation à la Cour qu’elle désirait, et lui demanda une preuve de la sainteté de sa mission. Christine lui prédit alors la fameuse Journée des merlus, journée où les troupes françaises furent attaquées par une horde de merlus invertis à la solde du roi du Canada. Sa prédiction permit aux troupes chrétiennes d’y réchapper et Hervé de Mariton lui accorda la lettre d’intronisation qu’elle demandait. Christine dut encore parcourir plusieurs centaines de lieues de terres mondialisées tout en contournant Paris l’Invertie pour atteindre Rambouillet où résidait la Cour de France.

La nouvelle de sa venue précéda Christine d’Arc, et toute la Cour se mit en ordre pour l’accueillir. Seulement, Jean-Fred, lui aussi très pieux, se méfiait de tous les charlatans qui prétendaient porter la parole de Dieu. On installa donc un cochon avec une perruque frisée sur le trône du château de Rambouillet, tandis que le dauphin se cacha dans la foule des courtisans. Quand Christine pénétra dans la salle du trône, son œil aiguisé par Sainte-Frigide remarqua immédiatement l’imposture. Elle sortit donc sa Bible et l’agitant devant toute l’assemblée, dit en pointant Jean-Fred : « Que Dieu me foudroie si je m’égare, mais ce cochon n’est pas le véritable dauphin, seul ce gentilhomme à ma droite peut prétendre à la couronne de France ». Saisi par l’aura divine qui émanait de Christine, Jean-Fred se remit à son bon vouloir. La Pucelle de Froidcul lui enjoignit alors de se faire sacrer à Paris pour retrouver sa légitimité royale, mais la ville était alors tenue par les armées canadiennes, qui l’avaient transformée en un lieu de débauche sordide. Jean-Fred mit Christine d’Arc à la tête de ses propres armées, tandis que lui resta à Rambouillet pour « affaires courantes ». Des rumeurs couraient à la Cour sur ces fameuses « affaires courantes », d’autant plus que Jean-Fred se rendait dès la nuit tombée aux abords de la forêt de Rambouillet pour y rencontrer de jeunes hommes, que son biographe qualifiera d’espions au service du royaume de France, mais dont les plus mauvaises langues disaient qu’ils ne lui offraient pas que des informations.

Pour cette expédition sur Paris, le capitaine de la garde royale suggéra que Christine se vêtît d’une lourde armure médiévale (en même temps, c’était d’époque), mais cette dernière refusa, car si les femmes s’habillaient en hommes et les hommes en femmes, c’était trahir un peu plus les valeurs traditionnelles judéo-chrétiennes de la France. Elle exigea par ailleurs que son armée soit composée uniquement d’hommes, « et de vrais », et imposa dans tous les régiments le port de la moumoute de poitrine. Max Galeux rapporte également que malgré sa cohabitation avec des hommes éminemment virils et à 100% hétérosexuels (voire même plus), pas un n’exprima de désir charnel à l’égard de Christine. Pas un, aucun, nada, que pouic, que tchi, peau d’balle, circulez y a rien à voir. Colette Bones rapporte elle qu’un aveugle lui aurait mis la main au popotin, mais qu’il fut pardonné par Christine qui y aurait vu une marque de la gauloiserie constitutive de l’identité française. Il faut dire que Christine ne se mettait pas beaucoup en valeur car elle se réservait à son cousin et à Dieu, et se contentait juste d’une malheureuse bagouze, la fameuse bagouze de Christine d’Arc que vous pouvez depuis peu admirer au Puy du Fou.

Le siège de Paris par les armées françaises durait depuis déjà un mois et les troupes de Christine d’Arc ne parvenaient pas à prendre un ascendant décisif. La Pucelle de Froidcul pria alors Sainte-Frigide de lui indiquer le chemin de la victoire. La sainte lui répondit qu’elle parviendrait à terrasser la décadence grâce à la mythique épée de Philippe Villiers, qui avait réussi à stopper à Poitiers l’invasion venue de Bougnoulie il y a plus de mille ans (à l’époque, Poitiers était un peu « ze place to be » pour arrêter les invasions bougnoules). A la mort de cette éminente figure chrétienne, son épée avait été enterrée sous les racines chrétiennes de la France. « Mais où puis-je trouver ces racines chrétiennes de la France ? » demanda Christine. « Et bien, sous une espèce de grand chêne où Saint-Louis se rendait pour faire son jogging, dans le bois de Vincennes. Tu verras, c’est derrière une buvette un peu moche, mais qui fait des churros à tomber. Un peu gras, mais vraiment pas dégueux », répondit Sainte-Frigide. Désormais munie de la sainte épée de Philippe Villiers, Christine d’Arc put libérer Paris et permettre à Jean-Fred de se faire sacrer roi de France. Ce dernier fut sacré « Jean-Fred Ier » dès le lendemain par l’évêque de Courbevoie dans la cathédrale aujourd’hui disparue de la rue Saint-Denis, rue dont la Pucelle avait marié le jour-même toutes les escorts ukrainiennes.

La libération de Paris ne signifiait pas pour autant le retour de la France dans sa capitale, car les troupes inverties y avaient fait un travail redoutable, en particulier en direction des enfants qui pouvaient facilement être influencés par leur idéologie perverse. Ainsi, les petits garçons parisiens étaient incités lors de leurs cours d’éducation sexuelle de maternelle à réaliser des mariages libertins à trois, tandis que les jeunes filles étaient transformées dès leurs premières règles en mères porteuses qui étaient sommées d’avorter sitôt inséminées. Bien sûr, tout ce qui était papa qui accouche d’un bébé transgenre, maman qui est en fait papa qui est en fait le chien et autres mariages civils entre frères et sœurs travelos était fortement recommandé. Ajoutez à cela que toute personne qui s’avilissait dans la monogamie était euthanasiée sur-le-champ et ses gamètes congelés étaient utilisés pour faire des recherches sur les cellules souches embryonnaires. Pour rétablir les valeurs familiales traditionnelles et une certaine morale judéo-chrétienne, Christine d’Arc dut donc procéder à un laborieux travail de réinformation au sein des écoles de la capitale, et tous les travaux pratiques d’éducation sexuelle furent remplacés par des cours de catéchisme catholique.

Une fois cette mission accomplie, la Pucelle de Froidcul continua sa campagne pour reconquérir les territoires perdus de la monarchie. Malheureusement, alors que sa compagnie était mise en déroute aux abords de Vire, elle fut victime d’une grenade lacrymogène perdue et abandonnée sur le champ de bataille par ses camarades. Elle fut capturée par les Canadiens et emprisonnée dans une geôle de Rennes, mais Jean-Fred ne leva pas le petit doigt pour aller l’aider. Les Canadiens, pressés par la finance mondiale, cherchèrent longtemps un motif pour punir la valeureuse chrétienne, mais apprenant par des espions à eux qu’elle avait fait des cours de catéchisme catholique en portant autour du cou une croix ostentatoire, ils la condamnèrent pour « atteinte à la laïcité », et aussi « pour s’être mêlée de la vie privée des autres, alors que la sienne devrait déjà largement lui suffire ». Elle fut donc attachée par les pieds à une carriole de bois, qu’on attacha elle-même à un pur-sang canadien. Le roi Justin IV mit lui-même le feu à la carriole en bois, ce qui paniqua le cheval qui galopa à toute berzingue pour fuir cette carriole enflammée. Les légendes d’autrefois, à présent contredites par les historiens, racontent que ce véhicule de l’enfer qui bringuebalait derrière lui Christine, avait terrorisé tous ceux qui se mettaient sur sa route pendant toute une année, ce qui inspira à Stephen King son célèbre roman adapté au cinéma par John Carpenter. Reste que le sacrifice de celle qu’on peut maintenant appeler Sainte-Christine a permis à la France de retrouver sa gloire éternelle (jusqu’à ce qu’on se fasse rouler dessus par les Allemands et pervertir par ces tarlouzes de mai 68). C’est grâce à elle qu’on peut aujourd’hui affirmer haut et fort : Vive la Vie, Vive la Monarchie et Vive la France !

Scipion

* Pour ceux qui n’auraient vraiment pas compris, cette histoire est inspirée de celle de Jeanne d’Arc. Mais bon, hein, tout le monde avait compris.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s