L’affaire Griveaux, le scandale Buzyn et l’échec du nouveau monde

L’arrivée de Christophe Colomb en Amérique, gravure de 1893

La séquence politique liée à l’affaire Griveaux, bien qu’elle ait été close en quelques jours seulement, a démontré à plusieurs titres que le (non-)phénomène du macronisme n’a résolu aucune des impasses de « l’ancien monde » politique que l’actuel Président de la République prétendait résoudre. La faute n’est pas à mettre sur les deux principaux protagonistes : Benjamin Griveaux, en tant que candidat démissionnaire, n’a été coupable de rien bien qu’il eût pu faire preuve de davantage de prudence numérique, et Agnès Buzyn n’a fait que répondre à l’injonction de solidarité avec la majorité gouvernementale émise par le chef de l’Etat. En réalité, n’importe qui aurait pu être concerné par une telle affaire que l’issue n’en aurait pas été différente. Car on ne peut impunément se défaire de la logique du « nouveau monde ». Lire la suite